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Eirikr  TURGIS de Normandie

Réflexions et créations d'un être tripède tri-cérébral et de quelques autres créatures l'accompagnant

"sans tabou ni censure, sans haine ni racisme, dans un échange de liberté" "Français assurément, Normand entièrement"
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La cène du crime, ou une certaine idée du cannibalisme chrétien






La cène du crime, ou une certaine idée du cannibalisme chrétien




(le présent texte est aussi présent dans caricaturgis avec un côté plus satirique, représentant plutôt les protagonistes de l'affaire,  avec leurs doutes et interrogations) 

La célébration liturgique des fêtes de Pâques a pour commencement le jeudi saint, qui est représenté par la Cène, repas que Jésus prit avec l’ensemble de ses délégués au cours duquel fut instauré ce qui deviendra l’Eucharistie.

Certes chacun est libre de ses croyances, et de les pratiquer, en conséquence de quoi, chacun est libre de les critiquer et de le dire. Des associations catholiques et même des représentants de l’église ont je n'en doute pas, le souci quotidien de rendre l’amour et la compréhension des paroles du christ. Mais alors comment ont ils pu faire interdire une affiche ayant non pas trait à la chrétienté mais à la copie d’une représentation d’un tableau d’artiste qui était on ne peut plus anodine et surtout nullement attentatoire aux bonnes mœurs et au respect des croyances d'autrui. En effet sur cette photographie publicitaire aucun symbole religieux ne figure. Donc on est en droit de se poser la question, qu’a-t-on voulu interdire ? Car au contraire de nuire à l’église, cette affiche ne pouvait les desservir puisque comme de nombreuses autres publicité, on ne savait même pas qu’elle était le produit publicitaire que l’on voulait nous vendre et de plus combien de personnes ont elles pu faire le rapprochement entre cette affiche et la fameuse cène. Un sondage l'aurait d'ailleurs aisément indiqué. Par contre beaucoup ignore les dessous du produit « religion chrétienne » que les hommes d’église tente de nous imposer en voulant instaurer une nouvelle censure .

Ce fait, peut amener la question suivante, est ce que toutes les personnes se trouvant à 13 autour d’une table doivent demander l’autorisation à l’évêché, et ne pas prendre de photo sous peine d’être poursuivi d’atteinte à l’image de l’église. La multinationale « église chrétienne » et surtout la tolérance prêchée justement par leur christ n’est pas sorti grandi, loin de là. Il est à noter que cette image n’était plus une copie de la Cène puisque de simples femmes se trouvaient réunies autour d’une table, mais peut-être était-ce justement le problème, pourtant les associations féministes n'ont pas dit mot. Bientôt nous verrons l’église déposer des brevets afin d’être la seule a utiliser l’image d’une table avec 12 ou 13 personnes. De même, pour un homme sur une croix, comme si Ieshoua le rabbi galiléen, fut le seul à avoir subi ce sort, sachant que pendant l’occupation romaine 250 000 juifs furent crucifiés et 249 999 n’en sont pas revenus, pour le 250 millième nous avons encore un doute, mais peut être que le doute aussi n'est plus permis dans notre bonne société. Flavius Josephe ne parle t-il pas de plus de 500 prisonniers crucifiés par jour sur ordre de Titus, et que les victimes juives étaient en si grand nombre que l’espace manquait aux croix et les croix aux corps i.

Revenons donc à notre sujet qui est justement la Cène, représentée par de multiples peintres. Durant ce repas Ieschoua tient à ses délégués un discours grave et emplit d’une théâtralité que beaucoup de metteur en scène ont tenté de copier la mise en scène de ce meneur d'hommes. Tout a été soigneusement organisé, le choix des incités, le choix de la salle, il faut que tout soit parfait, d’où un souci dans l’orchestration afin que rien ne puisse manquer à la dernière minute. Il y a les douze apôtres : Simon-Pierre, André, Jacques dit le Majeur, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas dit le Didyme, Jacques dit le Mineur, Simon dit le Zélote, Jude ou Judas fils de Jacques ou Thaddée , Judas Iscarioth, ainsi qu’une quantité de personnages de divers horizons qui les auraient suivis dans la salle. Il est noter que jusque dehors des personnes s’entassent dans l’espoir de voir le fameux Ieshoua.

Voici le texte reprit de plusieurs bibles, et des diverses interprétations reprisent de la « nouvelle alliance » de Jean, Matthieu, Luc, Marc. Ces dernières sont compilées en un seul texte puisque chacun reprant les mêmes mots et phrases.

En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui croit [en moi], a la vie éternelle. Moi, je suis le pain de vie. Vos pères ont mangé la manne au désert, et sont morts ; c’est ici le pain qui descend du ciel, afin que quelqu’un en mange et ne meure pas. Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ; or le pain aussi que moi je donnerai, c’est ma chair, laquelle moi je donnerai pour la vie du monde. Les Juifs disputaient donc entre eux, disant : Comment celui-ci peut-il nous donner sa chair à manger ?

Jésus donc leur dit : En vérité, en vérité, je vous dis : Si vous ne mangez la chair du fils de l’homme et ne buvez son sang, vous n’avez pas la vie en vous-mêmes. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Car ma chair est en vérité un aliment, et mon sang est en vérité un breuvage. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi et moi en lui. Comme le Père [qui est] vivant m’a envoyé, et que moi, je vis à cause du Père, de même celui qui me mangera, celui-là aussi vivra à cause de moi. C’est ici le pain qui est descendu du ciel, non pas comme les pères mangèrent et moururent : celui qui mangera ce pain vivra éternellement. Il dit ces choses dans la synagogue, enseignant à Capernaüm.

Le soir étant venu, il vient avec les douze apôtres avec lui. Et comme ils étaient à table et qu’ils mangeaient,

Et il leur dit : J’ai fort désiré de manger cette pâque avec vous, avant que je souffre ; et comme ils mangeaient, Jésus, ayant pris un pain [et] ayant béni, le rompit et le leur donna, et dit : Prenez ; ceci est mon corps. Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi ;puis ayant pris la coupe [et] ayant rendu grâces, il la leur donna ; et ils en burent tous. Et il leur dit : Ceci est mon sang, le [sang] de la nouvelle alliance, qui est versé pour plusieurs. Et ayant reçu une coupe il rendit grâces et dit : Prenez ceci et le distribuez entre vous ; en vérité, je vous dis que je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’à ce jour où je le boirai nouveau dans le royaume de Dieu. Et ayant chanté une hymne, ils sortirent [et s’en allèrent] à la montagne des Oliviers.

Ce qu'il y a de dérangeant dans ce texte, et dans cette fête c'est que depuis des siècles, chacun continue a perpétuer cet acte de cannibalisme qu’est l’eucharistie. Cette commémoration rituelle du partage du pain et vin n’est que la reprise d’anciens rituels ancestraux antiques ou pré-historiques. Ieshoua, dans ce simulacre ne fait qu’attacher un certain sens à une cérémonie exécutée depuis la plus haute antiquité. Il n’a donc point créé une nouvelle formule , mais reprit des usages anciens ou même encore existants à son époque. Le soma, liqueur fermentée, était dans l’Inde le breuvage eucharistique ; on le mélangeait avec du lait. L’oblation du soma était accompagné d’orge frite, ou de gâteaux de farine et de beurreii. C’est en faisant l’oblation aux quatre coins de la terre, que le brahme officiant mange une partie de ces gâteaux, et partage ensuite le restant de cette nourriture sanctifiée aux assistants, en disant : Que cette nourriture sanctifie et purifie vos corps. (Manou).

Le Homa ou Pérahom mazdéen, liqueur fermentée comme le soma védique est la liqueur eucharistique des Mazdéens. Le Zend-Avesta, dans les Yaçnas IX, X et XI, nous donne la préparation, les cérémonies et les vertus du Homa, breuvage divin.

Le caractère sacrificiel de l’Eucharistie est clairement affirmé dans les monuments de la littérature primitive. On pourrait en voir, dans l’Epître aux Hébreux XIII, une vague indication

15 Offrons donc, par lui, sans cesse à Dieu un sacrifice de louanges, c’est-à-dire le fruit des lèvres qui confessent son nom.

16 Mais n’oubliez pas la bienfaisance, et de faire part de vos biens, car Dieu prend plaisir à de tels sacrifices.

Ce qui change c’est la façon dont s’effectue ce sacrifice, car ce n’est plus une offrande à des dieux , mais un pseudo-être semi-divinisé qui s’auto-sacrifie comme étant lui-même le repas. Ne dit-il pas « Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ; or le pain aussi que moi je donnerai, c’est ma chair, laquelle moi je donnerai pour la vie du monde. » dès le départ il devient l’holocauste et il sera identifié à l’agneau, comme le sacrifice de cette bête lors de la pâque juive, qu’il est justement en train de commémorer mais en la détournant à son profit unique. Il ne partage pas un repas avec les autre, avec sa famille, mais il se partage lui, en diverses parties pour que chacun l’absorbe et le contienne. Saint-Jérôme ne dit-il pas « Le seigneur Jésus est lui-même le convive et le banquet, celui qui mange et celui qui est mangé ».

L’agneau pascal préfigurait le sacrement d’eucharistie selon ces trois aspects : quant au premier, parce qu’on le mangeait avec des pains azymes selon le précepte de l’Exode (12-8) ; « Ils mangeront les chairs et les pains azymes ». Selon le second, parce qu’il était immolé le quatorzième jour du mois par toute l’assemblée des enfants d’Israël, et c’était là une figure de la passion du Christ, qui est appelé agneau à cause de son innocence. Enfin, quant à l’effet c’est par le sang de l’agneau que les enfants d’Israël furent protégés contre l’ange exterminateur et délivrés de la servitude d’Égypte. C’est pourquoi l’agneau pascal est donné comme la principale figure de ce sacrement, puisqu’il le représente sous tous ses aspectsiii.

Certains on prétendu que Ieshoua homme, va se sacrifier au nom des hommes pour les hommes devant Dieu. Mais en aucune manière Ieshoua ne se considère comme une victime expiatoire puisqu’il joue le rôle d’un être divin, se partageant durant ce repas, il ne se considère nullement comme un homme, représentant l’humanité, mais comme une divinité qui daigne accorder de sa personne quelques vertus, pourvu que l’on fasse ce qu’il ordonne :

« Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour ». Ce qui bien entendu sous entend que les autres qui refusent cette méthode ne seront pas ressusciter et pourriront au schéol.

Ainsi donc ce n’est plus YHVH qui est le Dieu tout puissant mais Ieshoua qui accorde ou n’accorde pas la vie éternelle. La force surnaturelle qui est en lui devrait, lors de ce partage, remplir et pénétrer l’ensemble des invités d’une vie peu commune puisqu’ils viennent de partager et de faire circuler en leur intérieur le sang divinisé, mais apparemment loin de ravir les invités et de les transformer on peut constater que même les apôtres ne seront capables que d’une chose c’est de s’écrouler et s’endormir comme après un bon repas ou chair et vin furent en abondance. L’esprit divin absorbé par les aliments n’eut pas l’air de les avoir transformés car ils furent incompétents, ne pouvant veiller avec Iéshus qui pourtant tenta de les réveiller, mais chaque fois ils retomberont dans leur sommeil digestif et lourd.

Ainsi la fameuse cène ne serait qu'une agape ou les convives sont tellement repus qu'ils s'écroulent sans retenue aucune comme de vulgaires fêtards. Certains objecteront que c'était le fait d'avoir fait un bon repas , mais alors si ces convives en grand nombre sont si gavés qu'ils s'assoupissent à table, c'est que l'abondance de chairs et de mets avaient été mis à leur disposition. Comment ce pauvre rabbi, s'il est issu d'un milieu plus que modeste, errant de ville en ville, vivant de la charité d'autrui, a t-il pu faire pour donner un tel repas à ces convives. Je n'ai pas lu qu'il avait été sponsorisé par un quelconque mécène, ni que le repas leur fut offert par un riche bourgeois. Toujours est-il que cette abondance nuit à l'image d'un christ des pauvres, puisqu'il va à la rencontre des gens modestes, pauvres, miséreux même et qu'il va faire bonne chère avec ses amis. Et qu'on ne me sorte pas cette idée stupide du dernier repas comme un condamné, si cela avait été le cas il aurait été plus louable de distribuer les victuailles aux pauvres plutôt que de repaître une bande de parasites. Bien que, en y réfléchissant un peu l'on se rend compte que l'image colle plutôt bien avec le comportement de l'église actuellement. N'a t-elle pas totalement galvaudé le message idéaliste du christ et n'est elle pas dans la situation de ces apôtres se goinfrant tout en sachant que la misère est à leur porte. Mais ceci est un autre problème que nous traiterons plus tard, revenons à la scène du crime.

Les exhortations du rabbi Ieshoua à manger son corps et à boire son sang, sont très appuyées afin que chacun sache bien qu’il va avoir un morceau de chair à déguster, et non pas qu’un vulgaire morceau de pain, cela contribue à ce souci de la manducation sacramentelle comme c’était souvent le cas dans les sectes et autres réunions initiatiques. Beaucoup d’exégètes, de philosophes, d’écrivains, de croyants, ont voulu démontrer ou ne voir que le côté symbolique de la thèse de la chair et du sang , certains allant jusqu’à démontrer que l’ascension corporelle du « Christ » Ieshoua, prouvait que ce dernier en ce cas ne pouvait être présent dans les éléments eucharistiques puisqu’il était maintenant, à la droite du Père tout puissant. Ce genre d’hypothèse et d’autant plus absurde qu’elle se base sur l’acceptation de la véracité de la croyance en cette doctrine chrétienne.

Mais les croyants et pratiquants au sein de l’église chrétienne ne sont pas d’accord entre eux sur l’idée et l’acceptation qui doit être faite sur ce partage de Ieshoua, de sa chair et de son sang. C’est ainsi que plusieurs pères de l’Eglise déclarent, en effet, qu’au moyen de la communion, le chrétien mange de la chair humaine, et considèrent ce rite comme un acte intégrant du culte. Ce n’était que la continuité d’une longue pratique des croyances et pratiques d'autres cultes..

La religion naissante avait reconnu au sang de Jésus une telle vertu de rachat que tout autre holocauste devenait inutile, et le sacrifice de l’Homme-Dieu était de si haut prix que lui seul devait suffire pour satisfaire Jéhovah. Mais il fallait que ce sacrifice fût comme ceux pratiqués par les Juifs, une source de purification ; il fallait boire le sang et manger la chair de la nouvelle victime, d’autant que ce sang et cette chair étaient plus précieux que ceux des anciens holocaustes, et devaient posséder une vertu sanctifiante plus souveraine. Aussi l’eucharistie fut-elle instituée, et Jésus devint l’agneau pascaliv.

Saint Augustin dit que les fidèles acceptent l’eucharistie sans répugnance, « bien que dévorer cette chair paraisse plus affreux que de tuer un homme » Saint Chrysostome rappelle que Jésus montra par son exemple à ne pas reculer devant un acte si horrible ; et saint Cyrille considère même la saint cène comme un banquet de cannibales. « Dans la messe, dit le père Von Cochen, nous renouvelons la passion du Christ. C’est le renouvellement du sang versé ; elle est le plus haut de tous les sacrifices holocauste. Rayez cette immolation, et vous n’aurez plus de Christianisme.v »

Le Dieu des chrétiens est bien toujours le Jéhovah sans pitié qui ordonna aux hébreux d’immoler leurs premiers-nés, et qui, dans les sacrifices répétés de Jésus, se repaît encore aujourd’hui d’holocaustes sanglants. S’il n’a plus d’autres victimes humaines, il lui reste les souffrances de l’enfer ; et, même après la destruction de l’univers, les angoisses des réprouvés donneront éternellement satisfaction à sa cruautévi.

Mais l’idée qui devient choquante pour nombre de pratiquant, c’est celle de devoir partager ce sacrement par l’absorption de cette hostie qui devient plus que la simple représentation de la chair du Christ de l’église Chrétienne. Mais par un effet curieux le communiant se voit offrir qu’un des composants de l’antique scène du sacrifice, car seul le prêtre à le droit de boire ce sang au calice, le petit peuple n’étant pas introduit dans tous ces mystères, n’a qu’une partie de cette offrande. Mais lui le prêtre par cet acte redevient Jésus le christ partageant avec son assemblée ce pain et ce vin, ou sa chair et son sang ; les docteurs théologiens iront jusqu’à dire que le prêtre revit le moment du christ, redevient ce personnage en effectuant cet acte au sein de l’église, lui seul se divinise. Mais le prêtre n’est pas partageur, on le sait de par les écrits historiques, et c’est là son moindre défaut puisqu’il refuse le partage de la boisson aux communiants dans l’église. Le fameux messiah, l’oint, n’a-t-il pas dit « faites ceci en mémoire de moi ». Donc par l’acte actuel, les prêtres se permettent de fausser le message de leur divinité, car il ne suffit pas, par un tour de passe-passe, de dire en donnant une « hostie » : ceci est le pain, ceci est le vin, pour substituer le message du christ et ne pas partager le vin. Ainsi la transsubstantiation n’est pas totale, et donc l’acte divin est biaisé par cette omission volontaire ; ce qui nous amène à nous demander, quel respect les gens d’églises accordent-ils à leurs ouailles, si par souci, peut-être tout simplement d’économie, ils ne partagent pas ou plus le vin.

le Seigneur chrétien lui-même ordonne de célébrer l’Eucharistie « en mémoire de lui » Saint Paul est plus explicite Première épître aux Corinthiens – XI -

26 - Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez la coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il viennevii.

Certains penseront que peu importe ce manque, l’acte symbolique est réalisé par la portée même du geste, ce qui est suffisant. Ainsi par cet acte les catholiques renient les paroles premières de YHVH qui pourtant se trouvant dans l’ancienne alliance, ou ancien testament, ancien pacte, bref Le Livre. Puisqu’il est dit dans la Genèse, chapitre 9 - et dans le Lévitique chapitre 7 et 17 :

Genèse 9
4 Seulement, vous ne mangerez pas la chair avec sa vie
*, [c’est-à-dire] son sang ;
5 et certes je redemanderai le sang de vos vies
* ; de la main de tout animal je le redemanderai, et de la main de l’homme ; de la main de chacun de son frère, je redemanderai la vie de l’homme.
6 Qui aura versé le sang de l’homme, par l’homme son sang sera versé ; car à l’image de Dieu, il a fait l’homme.

Ou pour la traduction par M. Chouraqui, Béréshit, pacte de Noah chapitre 9
4. Mais la chair avec en son être son sang, vous ne la mangerez pas
5. Votre sang pour vos êtres, je le revendiquerai ; de la main de tout vivant, je le revendiquerai, de la main du glébeux, de la main de l’homme son frère, je revendiquerai l’être du glébeux.
6. Qui répand le sang du glébeux, par le glébeux son sang sera répandu. Oui, à la réplique d’Elohïms, il a fait le glébeux.

Lévitique 7
25 car quiconque mangera de la graisse d’une bête dont on présente à l’Éternel un sacrifice fait par feu, l’âme qui en aura mangé sera retranchée de ses peuples.
26 Et vous ne mangerez aucun sang, dans aucune de vos habitations, soit d’oiseaux, soit de bétail.
27 Toute âme qui aura mangé de quelque sang que ce soit, cette âme-là sera retranchée de ses peuples.

Lévitique 17
10 Et quiconque de la maison d’Israël ou des étrangers qui séjournent au milieu d’eux, aura mangé de quelque sang que ce soit, je mettrai ma face contre celui qui aura mangé du sang, et je le retrancherai du milieu de son peuple ;
11 car l’âme
* de la chair est dans le sang ; et moi je vous l’ai donné sur l’autel, pour faire propitiation pour vos âmes ; car c’est le sang qui fait propitiation pour l’âme.
12 C’est pourquoi j’ai dit aux fils d’Israël : Personne d’entre vous ne mangera du sang, et l’étranger qui séjourne au milieu de vous ne mangera pas de sang.
14 car, quant à la vie de toute chair, son sang est sa vie en elle ; et j’ai dit aux fils d’Israël : Vous ne mangerez le sang d’aucune chair ; car l’âme de toute chair est son sang ; quiconque en mangera sera retranché.

Ainsi voit-on clairement énoncé dans l’ancien testament cette interdiction. Le problème se pose alors comment les hommes d’églises et autres penseurs théologiens, peuvent-ils expliquer le fait qu’en ce cas, ce soi-disant messie, ou cet homme qui fut par la suite divinisé se trouve en opposition avec celui qu’il revendique pourtant comme étant son père. Car on ne trouve aucune explication de Ieshoua lui-même sur cette contradiction, ni même de la part de ses délégués. L’acte de pensée dans sa symbolique si profonde, doit, d’après les théologiens, en faire une réalité, et donc on ne peut d’après leur propre mode de pensées nier le fait de se blasphème, si pour d’autres actes au sein de la théologie chrétienne le seul fait de penser constitue l’acte. Ainsi donc, l’acte de penser est constitutif de la faute, d’autant qu’il est accompagné d’un cérémoniel donnant à la réalité cette écrasante autorité exercée par l’officiant.

On peut alors penser, d’après le nouveau testament, que le dieu des chrétiens représenté ; tels que le prétendent ces fidèles, par son soit-disant fils, n’a envoyé ce dernier que pour reprendre les sacrifices trop longtemps oubliés. Cette action ayant pour but de se repaître de ces holocaustes sanglants, car si le dénommé Ieshoua est censé représenter l’ultime victime de ce sacrifice, par son geste il ordonne que cette offrande et cette mise à mort soit répétées à l’infini.

Mais d’après les écrits de l’ancien testament, il apparaît clairement que les chrétiens par leur foi en ce personnage, donné pour le messie, qu’ils appellent Jésus-Christ ; renient la parole de IHVH-Adonaï sur l’autorité du personnage de Ieshoua. Le christianisme d’ailleurs par de multiples exemples, se rapprochera de plus en plus des religions primitives afin de se détacher du judaïsme et de mieux marquer sa différence.

Donc l’eucharistie, est la coupure la plus directe d’avec le judaïsme, car il y a la négation des paroles de IHVH-Adonaï à Noah ainsi qu’à Moshè.

Je me permets de finir en citant un médecin et philosophe juif, Moïse Maïmonide (1135-1204) qui dans son livre « le guide des égarés » en 1190 écrivit dans le chapitre, l’origine de la barbarie : « ces grands maux que les hommes s’infligent les uns aux autres, à cause des tendances, des passions, des opinions et des croyances, découlent tous d’une privation ; car tous ils résultent de l’ignorance, c’est-à-dire de la privation de la science, de la connaissance ……. car la connaissance de la vérité fait cesser l’inimitié et la haine, et empêche que les hommes se fassent du mal les uns aux autres …. »

Donc il ne s’agit pas d’attaquer des personnes croyantes dans une certaine foi, mais uniquement de chercher des interprétations diverses et à vouloir approfondir nos connaissances. Les religieux sont les premiers à vouloir que l’on respecte leur droit de croire, mais ils veulent aussi nous imposer leurs croyances, en empêchant, ceux qui ont une pensée autres que la leur, de s’exprimer invoquant pour cela, une soi disant attaque de leur foi. Ainsi par ces nombreux procès, interdictions d’affiches de films, ils ne réussissent qu’à prouver leur intolérance et leur dogmatisme outrancier, et sans plus de scrupules ils nous assènent les soi-disant acte ou paroles de bonté et de tolérance de leur messie. Il apparaîtrait, que dans notre république laïque, nous ne puissions remettre en cause des écrits, croyances et autres dogmes que rien ne vient prouver.

i Flavius Josephe, la guerre des juifs, livre 5

ii Burnoux - Essai sur le Veda

iii Saint-Augustin – Somme Théologique III - question 73 - article 6 -

iv Roisel – L’idée spiritualiste (page 86)– 1896 – édition Félix Alcan

v Von Cochen – explication de la messe

vi Roisel – L’idée spiritualiste (page 101)– 1896 – édition Félix Alcan

vii Ermoni – L’Eucharistie dans l’église primitive Page 56– Paris 1904 Bloud éditeurs.

























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