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Eirikr  TURGIS de Normandie

Réflexions et créations d'un être tripède tri-cérébral et de quelques autres créatures l'accompagnant

"sans tabou ni censure, sans haine ni racisme, dans un échange de liberté" "Français assurément, Normand entièrement"
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Odhinn, le sacrifice de la sagesse


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Il est dit dans la strophe 20 des Grimnismal
Huginn et Muninn
Volent chaque jour
Au-dessus de la vaste terre
Je crains pour Huginn
Qu’il ne revienne point
Mais je m’inquiète plus encore pour Muninn.

Le dit du Très-Haut    138
Je sais que je pendis
À l’arbre battu des vents
Neuf nuits pleines,
Navré d’une lance1
Et donné à Odhinn,
Moi-même à moi-même donné2,

1 Dans un passage de la Gautreks saga (ch. VII) confirmé par Saxo Grammaticus (L. VI. p.276, éd. P.-E. Muller) , il est raconté qu’au cours d’une espédition, des Norvégiens, arrêtés oar kes vents contraires, demandèrent aux dieux ce qu’il fallait faire pour obtenir un bon vent. La réponse fut qu’ils devaient sacrifier l’un des leurs à Odhinn. En conséquence, on tira au sort le nom de celui qui serait pendu. Le sort désigna Vikarr. Odhinn ayant fait promettre à Starkade, frère adoptif de Vikarr, de le lui envoyer, Starkadr pendit Vikarr à un pin ; puis le frappant de sa lance (le texte dit baguette et non lance, ce qui s’explique par un détail de la légende ; la lance de Starkadr avait l’apparence d’un roseau), il dit : « Je te donne à Odhinn. « Þā stakk Starkađr sprotanum à konunginok mœlti : « Nu gef ek Þik Ơđni. »
Ainsi Vikarr victime offerte en sacrifice à Odhinn, est pendu et percé de la lance. Le parallélisme de la sage et de la strophe eddique est frappant, même dans le détail de l’expression : gef ek Þik Ơđni, dit Starkadr ; - gefinn Ơđni, dit Odhinn sur son gibet.
Si la pendaison était le mode usuel de sacrifice aux dieux, le coup de lance ou toute blessure faite par une arme, était caractéristique des victimes offertes à Odhinn. Les guerriers, sur leur lit de mort, ne manquaient pas de se marquer la poitrine d’une pointe d’épèe, marka sik geirs oddi, car Odhinn « seigneur des lances » geira drottin, « père adoptif des guerriers morts sur le champ de bataille » Valfodr, Þviat hans óskasenir eru allir Þeir, er i val falla, (Gylfaginning, chap. XIX) n’admet pas dans Valholl les hommes morts sans blessure. Lui-même, selon la version evhémériste de l’Ynglinga saga, se fit ainsi marquer de la lance au moment de mourir.
Ainsi donc la plupart des détails de la strophe eddique sont empruntés à la tradition germanique et païenne ; mais l’idée générale de la strophe et du passage tout entier des Havamal est étrangère à cette traduction. Un dieu se sacrifiant àlui-même pour obtenir la science et la sagesse dont il fera part aux hommes qu’il protège, c’est là une idée qu’on ne retrouve nulle part ailleurs dans le monde germanique ; c’est, au contraire, lidée essentielle du christianisme telle que pouvaient la comprendre des hommes à qui l’idée du péché originel, et, par suite, celle de la rédemption, étaient étrangères. A la notion précise, mais pour eux inintelligible, d’un dieu mourant pour le salut des hommes, les vikings substituèrent la notion plus vague d’un dieu mourant pour leur bonheur. Jésus sur la croix, le flanc percé de la lance, était, pour un viking, une victime offerte à un dieu, plus spéciialement Odhinn, le même mot servant d’ailleurs, dans la terminologie anglo-saxonne comme dans la terminologie latine, à désigner la croix et le giber. Jésus en croix est suspensus in patibulo ; gestaj he on gealgan heanne, dit le poème du Codex Vercellensis. « LE propre fills de Dieu fut pendu au gibet » dit le poète anglo-saxon Cynewulf : …on, galgan wearđ Godes agen bearn ahangen. Gealga, áhon reviennent sans cesse chez lui au sens de « croix » et de « crucifier ». Quoi de plus naturel que d’identifier ce dieu mis en croix avec Odhinn hangattyr et galvavaldr, et d’ajouter à ce qu’on racontait d’Odhinn une nouvelle légende, celle du dieu se sacrifiant à lui-même ?

2 Donc Odhinn rentre en transe extatique, et par se détachement de soi, procède à une mission d’information à travers les mondes ; c’est pourquoi il a donné son œil. Ce qu’il a perdu en vision extérieure il l’a regagné au centuple en vision intérieure. D’ailleurs il est déclaré comme omniscient.
Son caractère est renforcé par le fait qu’il effectue un autosacrifice où pendant neuf nuits il reste suspendu à Yggdrasill. Durant ces neuf nuits son corps tête en bas est balancé par les vents.
Étant le dieu suprême, il s’offre à lui-même, mais allons plus loin, il s’agit d’Odhinn, du sacrifice d’Odhinn enveloppe charnelle à Odhinn l’intériorisé.
Dans les civilisations anciennes et même encore récemment, les objets pour les morts étaient brisés ou retournés afin qu’il se trouve dans le bon sens dans l’autre monde. Odhinn pratique de même il est offert la tête en bas pour être droit dans l’autre monde, ce qui va lui permettre d’accéder à la connaissance des runes et de la magie.
Odhinn devient une sorte de grand chaman pouvant se déplacer par ses transes extatiques, accédant à des écritures magiques, et guérisseur à ces heures perdues. De plus pour attester ce voyage dans l’autre monde n’est-il pas le dieu des morts tombés au combat, le père des guerriers occis durant les batailles, le seigneur des trépassés.
Ainsi nous comprenons mieux l’idée du cheval à huit pattes son fier coursier Sleipnir, qui serait une représentation du déplacement du corps chamanique montrant que la vitesse de déplacement n’a pas de commune mesure avec celle admise en temps normal.













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